
1. Permettant de composer en allemand, anglais, danois, espagnol, finnois, français, islandais, italien, latin, norvégien, portugais, suédois, etc.
2. Pour le croate, estonien, hongrois, letton, lituanien, polonais, roumain, slovaque, slovène, tchèque, etc.
3. Grec moderne ou monotonique, mais pas le Grec ancien, ou polytonique.
4. Russe, biélorusse, ukrainien, macédonien, serbe, bulgare, etc. L’italique du Bonesana cyrillique est un vrai italique cursif, et non pas un romain penché (fig. 16).
5. À savoir les ligatures fonctionelles pour les paires comprenant un f suivi d’une lettre haute (b, f, h, i, ì, î, j, k, l, etc.), les paires Tb, Th, Tk et Tl, ainsi que les ligatures ornementales ct et st.
6. Esperanto, maltais, gaélique irlandais, same, groenlandais, turc, afrikaans, mende, vieil anglais, vieil islandais, catalan, livonien, gallois, russe ancien, azerbaijani, altaï, bulgare, ouzbek, abkhaz, etc.
7. Les nombres, les signes mathématiques et les sigles monétaires peuvent être ainsi alignés sans qu’il y ait de décalages. Cette variante est à privilégier pour les tableaux, annuaires, feuilles de calcul, là où un alignement des chiffres est primordial pour la bonne lecture. Les signes « à chasse fixe » sont les suivants : 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 + < = > ¬ ± * ÷ - * $ € ¢ £ ¥ # † ‡. —Retour
8. Certains nombres étant plutôt étroits (p. ex. le 1) et d’autres plus larges (p. ex. le 8), la chasse fixe de la variante TLF peut provoquer des « trous » dans certaines configurations. La correction de ces espaces dans la variante PLF la rend utile pour l’utilisation dans des titres entièrement en capitales. Cette variante s’applique aux mêmes signes que la précédente (voir note nš 7). —Retour
9. La hauteur d’x correspondant à la hauteur de la plupart des lettres minuscules. Les chiffres OSF sont également appelés « chiffres bas-de-casse » ou « chiffres elzéviriens ». Comme ils s’adaptent mieux au texte en bas-de-casse (ils ne crééent pas la « cassure » visuelle que provoque de grands chiffres à la hauteur des capitales), on considère généralement qu’ils sont préférables pour composer les textes courants. Cette variante s’applique aux mêmes signes que pour les précédentes (voir notes nš 7 et 8). —Retour
POLICE
Le très sobre caractère Bonesana, proche par un certain nombre de points des travaux du britannique John Baskerville, est principalement inspiré des œuvres tardives de Pierre-Simon Fournier le Jeune à Paris et des créations de jeunesse de Giambattista Bodoni à Parme, mêlant dans l’esprit encyclopédique du XVIIIe siècle le rythme d’un baroque déjà tempéré et une rigeur classique pas encore engoncée dans la sécheresse des didones. Utilisé pour une réédition de l’ouvrage Des Délits et des peines – Dei Delitti e delle pene de Cesare Bonesana, marquis de Beccaria, ce caractère s’inscrit dans l’esprit des philosophes du siècle des Lumières, où universalisme et humanisme n’étaient pas contradictoires.
VERSION STANDARD
Les versions standard du caractères Bonesana disposent de 40 fontes différentes, réparties selon le schéma ci-dessus (voir fig. 2) qui contiennent entre 290 et 303 glyphes chacunes. Les différentes versions se répartissent tout d’abord selon le critère du type d’alphabet (voir fig. 3), Standard Latin (STD)(1), Europe de l’Est (CE)(2), Grec (GR)(3) et Cyrillique (CYR)(4). Un deuxième niveau subdivise le caractère en différentes variantes. Tous les signes sont compatibles avec le standard Unicode.
VERSION PRO
Par rapport à sa version standard, le Bonesana pro regroupe en un fichier les différents alphabets, ce qui ramène le nombre de fichiers de 40 à 10, facilitant son usage pour l’utilisateur professionnel. Chaque fichier du Bonesana pro comporte 476 glyphes.
VERSION PRO expert
Le Bonesana pro expert facilite encore l’utilisation de ce caractère, mais cette fois pour le typographe pointilleux qui veut profiter de tous les raffinements typographiques nécessaires à la composition d’un texte livresque. Outre l’intégralité des signes proposés dans la version pro, on y trouvera une série de ligatures(5) supplémentaires (fig. 4), des signes exposants et indices (fig. 5), un jeu de fractions (fig. 6), des accents permettant la composition de langues supplémentaires(6) ou de translitérations, en caractères latins (fig. 7) et cyrilliques (fig. 8), des signes grecs archaïques (fig. 9), ainsi qu’un jeu de ponctuation pour petites capitales (fig. 10), et un autre pour textes entièrement en capitales (fig. 11). Tout ceci ammène le nombre de glyphe du Bonesana pro expert à 1648 par fichier, soit 3296 glyphes en tout.
STYLES
Toutes les versions du Bonesana sont déclinées en deux styles : romain et italique. L’italique, légèrement resserré par rapport au romain, est basé d’après ceux de Pierre-Simon Fournier, plus «rudes» et «old style» que les italiques néoclassiques de Baskerville, trop étroits et fragiles (fig. 12).
VARIANTES
À l’exception de la version pro expert où tous les glyphes sont regroupés en un seul fichier, le Bonesana est découpé selon les variantes suivantes (fig. 13). La variante TLF (Tabular Lining Figures) correspond à la version « courante » des polices de caractères informatiques, avec chiffres en capitales à chasse fixe (7). Dans la version PLF (Proportionnal Lining Figures) par contre, les chiffres ainsi que les sigles monétaires ont une chasse variable : chacun occupe l’espace optique dont il a besoin (8). Pour les textes courants, on privilégiera la variante OSF (Old Style Figures) et ses chiffres minuscules – qui montent et descendent au-dessus et en-dessous de la hauteur d’x (9). Cette variante dispose également des sigles monétaires et symboles mathématiques adaptés à son dessin. La variante SC (Small Capitals) possède les mêmes particularités que la variante OSF, mais propose en plus l’intégralité de l’alphabet en petites capitales (fig. 14), lettres accentuées, signes mathématiques et sigles monétaires compris. Finalement, comme « clin d’œil » aux caractères ornementaux « éclairés » du XVIIIe siècle, le Bonesana propose dans sa variante ORN (Ornaments) un jeu de capitales « blanches » pour titrages et grands corps (fig. 15).

fig. 2 – Répartitions des différentes versions du Bonesana.

fig. 3 – Alphabets de base latins, grecs et cyrilliques.

fig. 4 – Ligatures supplémentaires de la version pro expert.

fig. 5 – Quelques signes exposants et indices.


fig. 7 – Bas de casse latins supplémentaires de la version pro expert. (Les mêmes signes existent bien sûr en capitales et en petites capitales.)

fig. 8 – Les signes cyrilliques supplémentaires de la version pro expert, en romain et italique.

fig. 9 – Les signes grecs supplémentaires de la version pro expert, en capitales, bas de casse et petites capitales.

fig. 10 – Ponctuation pour petites capitales.

fig. 11 – Ponctuation pour grandes capitales.

fig. 12 – Comparaison entre les italiques des caractères Fournier Monotype, Bonesana et Baskerville Monotype.

fig. 13 – Les différentes formes de chiffres du Bonesana.

fig. 14 – Capitales, petites capitales et bas de casse.

fig. 15 – Capitales « éclairées ».

fig. 16 – Italique cursif du Bonesana cyrillique.
