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Giuseppe Bardari, Maria Stuarda, Atto III,
scena X, 1834.
POLICE Inspiré des polices vénitiennes du XVe siècle dessinées à partir d’une forte prééminence calligraphique, le caractère Stuart revisite cette approche dans un style contemporain, vif et sans austérité, tout en conservant l’élégante régularité que lui donne son canon « traditionnel ». Disponible au format OpenType (fonctionnant sur PC comme sur Mac), il existe en versions standard et pro, cette dernière permettant l’accès à différentes particularités pratiques. VERSION STANDARD Les versions standard du caractères Stuart disposent de 72 fontes différentes, réparties selon le schéma ci-dessus. Elles contiennent 322 glyphes chacunes, y étant inclus la totalité des signes usuels pour les langues d’Europe de l’Ouest, ainsi que les caractères nécessaires aux langues d’Europe de l’Est[1], le tout en codage Unicode. VERSION PRO Par rapport à sa version standard, la Stuart pro utilise pleinement les possibilités offerte par le format OpenType. Les quatre variantes de la version standard sont ici regroupées en un seul fichier. Elle offre en plus une série de ligatures supplémentaires[2], de lettres supérieures[3],de chiffres et symboles mathématiques exposants et indices[4], ainsi que de la ponctuation adaptée pour les capitales[5] et les petites capitales[6]. Le nombre de glyphes (signes) des versions pro s’élève donc à 709 chacune pour les styles romains, et 865 pour les italiques. La version pro propose ainsi plus de 14000 signes, permettant de réaliser l’ensemble des subtilités typographiques que nécessite une création de haut niveau. La Stuart est donc un caractère de labeur, livresque, agréable à lire sur des textes suivis, tout en étant apte à être utilisée pour tous types de production graphique. GRAISSES Le caractère Stuart est décliné en trois graisses : regular, medium et bold. D’un gris plutôt clair, la graisse regular peut être remplacée par de la medium dans un texte, alors que la bold est à privilégier pour les titres. STYLES Le Stuart est déclinée en deux styles : romain et italique. Les italiques du Stuart sont construits sur un axe d’inclinaison moyen, qui varie subtilement selon les lettres et leur donne ainsi un rythme sinueux et agréable. « Véritable » italique, il possède un dessin distinct du romain[7], et est légèrement resserrée par rapport à celui-ci. Dans sa version pro, le Stuart propose une série de ligatures supplémentaires pour les italiques[8]. CORPS La police Stuart titling est légèrement resserée, les déliés sont marqués et les détails ont un fini précis qui permet son utilisation dans des grands corps (plus de 12 points). À l’opposé, la Stuart caption est dessinée pour des textes de petits corps : leurs espacements sont généreux, la différence entre pleins et déliés est peu marquée et les courbes gardent une certaine « rugosité » agréable pour la lecture dans des corps inférieurs à 8 points. À mi-chemin entre les deux, la Stuart text est destinée à un usage entre 8 et 12 points — usage le plus courant. VARIANTES Dans sa version standard, le caractère Stuart est décliné en 4 variantes. La variante TLF (Tabular Lining Figures) correspond à la version « courante » des polices de caractères informatiques, avec chiffres en capitales à chasse fixe[9]. Dans la version PLF (Proportionnal Lining Figures) par contre, les chiffres ainsi que les sigles monétaires ont une chasse variable : chacun occupe l’espace optique dont il a besoin[10]. Pour les textes courants, on privilégiera la variante OSF (Old Style Figures) et ses chiffres minuscules — qui montent et descendent au-dessus et en-dessous de la hauteur d’x[11]. Cette variante dispose également des sigles monétaires et symboles mathématiques adaptés à son dessin. Finalement, la variante SC (Small Capitals) possède les mêmes particularités que la variante OSF, mais propose en plus l’intégralité de l’alphabet en petites capitales, lettres accentuées, signes mathématiques et sigles monétaires compris[12]. Dans la version pro, ces variantes sont réunies en une seule fonte. 1. À savoir les caractères nécessaires aux langues suivantes : albanais, allemand, biélorusse (alphabet Lacinka), bosnien, breton, basque, catalan, danois, écossais, espagnol, esperanto, estonien, féroïen, finois, flamand, français, frison, galicien, gallois, hongrois, irlandais, islandais, italien, kachoube, lapon, letton, lituanien, maltais, occitan, néerlandais, norvégien, polonais, portugais, romanche, roumain, croate, slovaque, slovène, sorabe, suédois, tchèque, turc et wallon ; le tout en bas-de-casse, en capitales et en petites capitales. Retour 2. À savoir les ligatures fonctionelles pour les paires comprenant un f suivi d’une lettre haute (b, f, h, i, ì, î, j, k, l, etc.), les paires Tb, Th, Tk et Tl, ainsi que les ligatures ornementales ct et st. Retour 3. À travers les différentes langues que le jeu de caractères de la Stuart couvre, il n’est pas nécessaire d’avoir l’alphabet entier en lettres supérieures. Sont donc à disposition les lettres suivantes a b d e i l m n o r s t et les parenthèses et crochets ( ) { } [ ]. Retour 4. À savoir : 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ( + ) . < = > [ ± ] ÷ { - } ¬ · *. Retour 5. Les différentes parenthèses, guillemets et tirets montent légèrement pour s’adapter à une ligne en capitales. Retour 6. Il s’agira ici plutôt des signes mathématiques et des signes de ponctuaction hauts (p. ex. “ ” ou ? ! etc.) qui seront abaissé pour convenir au dessin en petites capitales. Retour 7. Le dessin d’un italique est basé sur un tracé de la lettre plus cursif, ce qui provoque d’importants changements dans l’aspect des caractères. Les plus visibles se trouvent dans les lettres a, g et y. Retour 8. À savoir les voyelles a i et u suivies de la consonne s (avec les différentes variantes possibles d’accentuation). L’italique amène également à compléter la série de ligatures autour de la lettre f (suivi des lettres m, r, n, y, v, w, ainsi que des versions accentuées de ces signes). Finalement, deux nouvelles ligatures ornementales apparaissent : sp et tt. Retour 9. Les nombres, les signes mathématiques et les sigles monétaires peuvent être ainsi alignés sans qu’il y aie de décalages. Cette variante est à privilégier pour les tableaux, annuaires, feuilles de calcul, là où un alignement des chiffres est primordial pour la bonne lecture. Les signes « à chasse fixe » sont les suivants : 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 + < = > ¬ ± * ÷ - * $ € ¢ £ ¥ # † ‡ " (seconde d’arc ou pouces à ne pas confondre avec les guillemets anglais : “ ”) et ' (minute d’arc ou pied, à ne pas confondre avec l’apostrophe : ’). Retour 10. Certains nombres étant plutôt étroits (p. ex. le 1) et d’autres plus larges (p. ex. le 8), la chasse fixe de la variante TLF peut provoquer des « trous » dans certaines configurations. La correction de ces espaces dans la variante PLF la rend utile pour l’utilisation dans des titres entièrement en capitales. Cette variante s’applique aux mêmes signes que la précédente (voir note nš 9). Retour 11. La hauteur d’x correspondant à la hauteur de la plupart des lettres minuscules. Les chiffres OSF sont également appelés « chiffres bas-de-casse » ou « chiffres elzéviriens ». Comme ils s’adaptent mieux au texte en bas-de-casse (ils ne crééent pas la « cassure » visuelle que provoque de grands chiffres à la hauteur des capitales), on considère généralement qu’ils sont préférables pour composer les textes courants. Cette variante s’applique aux mêmes signes que pour les précédentes (voir notes nš 9 et 10). Retour 12. Les petites capitales ne sont pas des grandes capitales redimensionnées. Plus larges, plus grasses, plus espacées, elles sont utiles pour la composition des titres courants, des numéros de siècles ou des noms d’auteur dans les bibliographies. Contrairement à la tradition typographique et dans le but d’enrichir les possibilités typographiques, la Stuart dispose également de petites capitales dans ses styles italiques. Retour
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typeface Based on the shapes of the fifteenth-century venetian types, Stuart is designed with a strong calligraphic style. It revisit this kind of letter in a contemporary style, brisk, without any austerity, but however keep the elegant regularity given by its ‘traditionnal’ rule. Available in OpenType format (for both PC and Macintosh), Stuart exist in two versions: standard and pro. STANDARD VERSION The standard versions of the Stuart font are made of 72 different font files, distributed like in the schema below. Each one contains 322 glyphs, including all the signs needed for West European languages and Eat European languages[1], all in Unicode standard. PRO VERSION With respect to its standard version, Stuart pro have a complete use of the possibilities given by the OpenType format. The four varieties of the standard version are here assembled in only one file. Moreover, it offer an additional ligatures set[2], exponent letters[3], superior and inferior mathematical signs and figures[4], and a special ponctuation set for capitals[5] and small capitals[6]. The number of glyphs in each one of the pro versions is 709 for the roman style, and 865 for the italics (see § Styles). So the pro version offer more than 14,000 characters, giving to you the possibility to create high quality typographic subtleties. The Stuart typeface is mainly a book face, pleasant in long texts, but able to be used in all type of graphic design. weights The Stuart typeface exists in three weights: regular, medium, and bold. Its ‘color’ is quite light, so there’s no problem using the medium weight in a long text. The bold, nevertheless, stay better for titling. STYLES Stuart has two styles: roman and italic. Its italics are designed on an moderate oblique stress, which slightly change according to the character, giving to the font its pleasant sinuous rythme. ‘True’ italic, it has a different drawing of the roman[7], and is a bit tightened compared ot it. In its pro version, Stuart offers a additionnal set of ligatures for its italics[8]. sizes The Stuart titling is slightly tightened. The difference of thickness of its strokes are strong, and the details have an accurate polish which allow to use the titling fonts in big sizes (more than 12 points). At the opposite, Stuart caption is designed for small texts: it is widely spaced, its strokes are almost linear, and its shapes keep a certain kind of ‘ruggedness’, pleasant in the reading of small size texts (under 8 points). Half-way of these two ‘sizes’, Stuart text is made to the most common use: between 8 and 12 points. VARIETiES In its standard version, Stuart is divided in 4 varieties. In the TLF version (for Tabular Lining Figures) you have ‘monospace’ figures (as those of typewriters). So you can use them in rows[9]. It’s the ’classical’ character set. In the PLF variety (for Proportionnal Lining Figures), the figures and currency signs have a proportionnal width: each one use only the optical space it need[10]. For current text, it would be better to use the OSF variety (for Old Style Figures) and its lower case figures — which ascend and descend under and below the x height[11]. This variety also offer currency symbols and mathematical signs with an adapted drawing. Finally, the SC variety (for Small Capitals) has the same particularities of the OSF one, but gives all the alphabet in small capitals, including accentuated characters, mathematicl signs, and currency symbols[12]. In the pro version, all these varieties are joined in one single font file. 1. Albanian, Basque, Belarusian (Lacinka alphabet), Bosnian, Breton, Catalan, Czech, Danish, Dutch, Esperanto, Estonian, Faroese, Finnish, Flemish, French, Frisian, Galician, German, Hungarian, Icelandic, Irish, Italian, Kashubian, Latvian, Lithuanian, Maltese, Norwegian, Occitan, Polish, Portuguese, Romanian, Romansh, Sami, Scottish, Serbo-Croatian, Slovak, Slovene, Sorbian, Spanish, Swedish, Turkish, Walloon, and Welsh; all in upper, lower case, and small capitals. Back 2. The basic ligatures fi and fl, but also the following pairs: fb ff fh fì fî fï etc., Tb Th Tk Tl and the ornamental ligatures ct and st. Back 3. An entire alphabet in superior is not necessary for the languages Stuart is made for. So, are available the following characters: a b d e i l m n o r s t and the brackets ( ) { } [ ]. Back 4. It means: 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ( + ) . < = > [ ± ] ÷ { - } ¬ · *. Back 5. The bracks, (french) quotation marks, and dashes are slightly upper under the base line to fit the size of the capitals. Back 6. Here it would be the mathematical signs and the ponctuation (for ex. “ ” or ? ! etc.) which will be a bit lowered for a small caps design. Back 7. Italics are based on cursive drawing. That fact cause some changes in the forms of some characters. The most obvious are in the lower case a, g, and y. Back 8. The vowels a i and u followed by the consonants (with all the accentuated version it exist). The italic letter f need also the creation of some new ligatures: fm fn fñ fp fr etc. Finally, two new ornamental ligatures appears: sp and tt. Back 9. So you can make straight rows without shifts between figures, mathematical signs and cureency symbols. This variety is the one you must use in tables, directory, work sheet… where a good alignment of figures is absolutely necessary for a good legibility. The characters concerned are the following: 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 + < = > ¬ ± * ÷ - * $ € ¢ £ ¥ # † ‡ " (double prim or inch. do not misunderstand with quotation marks: “ ”) and ' (prime ou feet, do not misunderstand with the apostrophe: ’). Back 10. Some figures are narrower (for ex. 1) and other wider (for ex. 8). The constant width in the TLF variety can make ‘holes’ in some cases. The correction of these spaces in the PLF variety make it useful for titles entirely set in capitals. This variety changes the same characters as in the note #9. Back 11. The x height is the height of most of the lower case letters. The OSF figures are also called ‘lower case’ or ‘ranging figures’. They do not create the visual ‘break’ upper case figures sometimes make. They fit the line of text and so they’re generally used for long text composition. This variety changes the same characters as in the notes above (#9 and #10). Back 12. Small capitals are NOT resized capitals. Wider, bolder and widely spaced, they are useful for the setting of runing heads and for the names in bibliographies. Contrarily as in the typographic tradition — and to offer more possibilities to the compositors —, Stuart offers also small capitals in its italic styles. Back |
1. Pangrammes · Pangrams

2. Répartition des différentes versions · Distribution of the different versions


3. Trois graisses · Three weights

4. Deux styles · Two styles

5. Trois corps · Three sizes

6. Quatre variantes · Four varieties

7. Une partie des ligatures de la Stuart · Some ligatures

8. Adaptation de la ponctuation pour les capitales · Special punctuation for capitals

9. Adaptation de la ponctuation pour les petites capitales · Special punctuation for small capitals

10. Ligatures supplémentaires pour les italiques · Additional ligatures in italic styles

11. Capitales, petites capitales et bas-de-casse · Upper case, small capitals, and lower case
