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Spécimen · sample


Cesare Beccaria, Dei delitti e delle pene, 1763-1764.

 

POLICE

Le très sobre caractère Bonesana, proche par un certain nombre de points des travaux du britannique John Baskerville, est principalement inspiré des œuvres tardives de Pierre-Simon Fournier le Jeune à Paris et des créations de jeunesse de Giambattista Bodoni à Parme, mêlant dans l’esprit encyclopédique du XVIIIe siècle le rythme d’un baroque déjà tempéré et une rigeur classique pas encore engoncée dans la sécheresse des didones. Utilisé pour une réédition de l’ouvrage Des Délits et des peines – Dei Delitti e delle pene de Cesare Bonesana, marquis de Beccaria, ce caractère s’inscrit dans l’esprit des philosophes du siècle des Lumières, où universalisme et humanisme ne semblait à pas contradictoires.

VERSION STANDARD

Les versions standard du caractères Bonesana disposent de 40 fontes différentes, réparties selon le schéma ci-dessus qui contiennent entre 290 et 303 glyphes chacunes. Les différentes versions se répartissent tout d’abord selon le critère du type d’alphabet, Standard Latin (STD[1]), Europe de l’Est (CE[2]), Grec (GR[3]) et Cyrillique (CYR[4]). Un deuxième niveau subdivise le caractère en différentes variantes. Tous les signes sont compatibles avec le standard Unicode.

VERSION PRO

Par rapport à sa version standard, le Bonesana pro regroupe en un fichier les différents alphabets, ce qui ramène le nombre de fichiers de 40 à 10, facilitant son usage pour l’utilisateur professionnel. Chaque fichier du Bonesana pro comporte 476 glyphes.

VERSION PRO expert

Le Bonesana pro expert facilite encore l’utilisation de ce caractère, mais cette fois pour le typographe pointilleux qui veut profiter de tous les raffinements typographiques nécessaires à la composition d’un texte livresque. Outre l’intégralité des signes proposés dans la version pro, on y trouvera une série de ligatures supplémentaires[5], des signes exposants et indices, un jeu de fractions, des accents permettant la composition de langues supplémentaires[6] ou de translitérations, en caractères latins et cyrilliques, des signes grecs archaïques, ainsi qu’un jeu de ponctuation pour petites capitales, et un autre pour textes entièrement en capitales. Tout ceci ammène le nombre de glyphe du Bonesana pro expert à 1648 par fichier, soit 3296 glyphes en tout.

STYLES

Toutes les versions du Bonesana sont déclinées en deux styles : romain et italique. L’italique, légèrement resserré par rapport au romain, est basé d’après ceux de Pierre-Simon Fournier, plus «rudes» et «old style» que les italiques néoclassiques de Baskerville, trop étroits et fragiles.

VARIANTES

À l’exception de la version pro expert où tous les glyphes sont regroupés en un seul fichier, le Bonesana est découpé selon les variantes suivantes. La variante TLF (Tabular Lining Figures) correspond à la version « courante » des polices de caractères informatiques, avec chiffres en capitales à chasse fixe[7]. Dans la version PLF (Proportionnal Lining Figures) par contre, les chiffres ainsi que les sigles monétaires ont une chasse variable : chacun occupe l’espace optique dont il a besoin[8]. Pour les textes courants, on privilégiera la variante OSF (Old Style Figures) et ses chiffres minuscules — qui montent et descendent au-dessus et en-dessous de la hauteur d’x[9]. Cette variante dispose également des sigles monétaires et symboles mathématiques adaptés à son dessin. La variante SC (Small Capitals) possède les mêmes particularités que la variante OSF, mais propose en plus l’intégralité de l’alphabet en petites capitales, lettres accentuées, signes mathématiques et sigles monétaires compris. Finalement, comme « clin d’œil » aux caractères ornementaux « éclairés » du XVIIIe siècle, le Bonesana propose dans sa variante ORN (Ornaments) un jeu de capitales « blanches » pour titrages et grands corps.


1. Permettant de composer en allemand, anglais, danois, espagnol, finnois, français, islandais, italien, latin, norvégien, portugais, suédois, etc. Retour

2. Pour le croate, estonien, hongrois, letton, lituanien, polonais, roumain, slovaque, slovène, tchèque, etc. Retour

3. Grec moderne ou monotonique, mais pas le Grec ancien, ou polytonique. Retour

4. Russe, biélorusse, ukrainien, macédonien, serbe, bulgare, etc. L’italique du Bonesana cyrillique est un vrai italique cursif, et non pas un romain penché. Retour

5. À savoir les ligatures fonctionelles pour les paires comprenant un f suivi d’une lettre haute (b, f, h, i, ì, î, j, k, l, etc.), les paires Tb, Th, Tk et Tl, ainsi que les ligatures ornementales ct et st. Retour

6. Esperanto, maltais, gaélique irlandais, same, groenlandais, turc, afrikaans, mende, vieil anglais, vieil islandais, catalan, livonien, gallois, russe ancien, azerbaijani, altaï, bulgare, ouzbek, abkhaz, etc. Retour

7. Les nombres, les signes mathématiques et les sigles monétaires peuvent être ainsi alignés sans qu’il y ait de décalages. Cette variante est à privilégier pour les tableaux, annuaires, feuilles de calcul, là où un alignement des chiffres est primordial pour la bonne lecture. Les signes « à chasse fixe » sont les suivants : 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 + < = > ¬ ± * ÷ - * $ € ¢ £ ¥ # † ‡. Retour

8. Certains nombres étant plutôt étroits (p. ex. le 1) et d’autres plus larges (p. ex. le 8), la chasse fixe de la variante TLF peut provoquer des « trous » dans certaines configurations. La correction de ces espaces dans la variante PLF la rend utile pour l’utilisation dans des titres entièrement en capitales. Cette variante s’applique aux mêmes signes que la précédente (voir note nš 7). Retour

9. La hauteur d’x correspondant à la hauteur de la plupart des lettres minuscules. Les chiffres OSF sont également appelés « chiffres bas-de-casse » ou « chiffres elzéviriens ». Comme ils s’adaptent mieux au texte en bas-de-casse (ils ne crééent pas la « cassure » visuelle que provoque de grands chiffres à la hauteur des capitales), on considère généralement qu’ils sont préférables pour composer les textes courants. Cette variante s’applique aux mêmes signes que pour les précédentes (voir notes nš 7 et 8). Retour

typeface

The sobriety of the Bonesana typeface, close by many points to the works of the british typefounder John Baskerville, is in fact mostly inspired by the late typefaces of Pierre-Simon Fournier le Jeune in Paris and the early ones of Giambattista Bodoni in Parma. Drawned in search of the Encyclopaedic spirit of the eighteenth century, it mix a tempered baroque rythm with a rising neoclassical rigor, not yet restricted by the Intransigence of the Didot types. First used for a reprint of Dei Delitti e delle pene (On crime and punishment), by Cesare Bonesana, Marquis of Beccaria, this typeface wants to be a graphic miorror of the philosophy of the century of the Enlightment, a time when universalism and humanism were not contradictory.

STANDARD VERSION

The standard version of Bonesana is made of 40 different files, distributed according to the picture above which contain between 290 and 303 glyphs each. The different version are first separated by the criterion of the alphabet: Latin (STD[1]), Eastern Europe (CE[2]), Greek (GR[3]) and Cyrillic (CYR[4]). All glyphs are compatible with the Unicode standard.

PRO VERSION

Compared to its standard version, Bonesana pro has the great advantage to group together the three alphabets in one single file. Instead of 40 files, you here have only 10, so it’s largely usefull for professionnal users. Each file contains 476 glyphs.

PRO expert VERSION

For an even easier use, there is Bonesana pro, for the fastidious graphic designer who wants to use all the typographic refinements needed in serious book design. Beyond the glyphs already available in the pro version, it offers a wide range of supplementary[5] ligatures, superiors and inferiors, fractions, diacritics for more languages[6] or transliterations in latin and cyrillic alphabets, greek archaic signs and a complete set of punctuation for small capitals and capitals. With all these properties, the files of the Bonesana pro expert have 1648 glyphs each, so 3296 together.

STYLES

All the version of Bonesana are divided in two styles: roman and italic. The italic is slightly narrower than the roman, but not as much as in Baskerville. It owes more to the italics of Pierre-Simon Fournier le Jeune, solid and rough, than to the fragile and tight ones of Baskerville.

VARIETiES

Excepted in the pro expert version in which all glyphs are in one single files, Bonesana is divided according to the following varieties. The TLF variety (for Tabular Lining Figures) has the standard upper case monospace figures, as most of digital typefaces[7]. In the PLF variety (Proportionnal Lining Figures), these signs have proportionnal width: they only use the horizontal space they need[8]. For current text it should be better to use the OSF variety (Old Style Figures) and its lower case figures, which are going up and down the x height[9]. This variety also offers the currency symbols and mathematical signs adapted to its design. The SC variety (Small Capitals) has similar figures as the OSF one, but insted of lower case letters you will find small capitals. Finally, as a ’wink’ to the ornamented ’enlighted’ typefaces of the eighteenth century, Bonesana has an ORN variety (Ornaments): a set of ’white’ letters for titling in big sizes.


1. To set German, English, Danish, Spanish, Suomi, French, Icelandic, Italian, Latin, Norwegian, Portuguese, Swedish, etc.. Back

2. For Croatian, Estonian, Hungarian, Latvian, Lithuanian, Polish, Romanian, Slovak, slovenian, czech, etc. Back

3. Modern Greek, or monotonic, but not old polytonic Greek. Back

4. Russian, Belarusian, Ukrainian, Macedonian, Serbian, Bulgarian, etc. The italic of the Bonesana cyrillic is a real cursiv italic, not a slanted roman. Back

5. All the ligatures made with f and a following high letter (b, f, h, i, ì, î, j, k, l, etc.), the couples Tb, Th, Tk, Tl, and the ornamental ligatures ct and st. Back

6. Esperanto, Maltese, Irish, Same, Greenlandic, Turkish, Afrikaans, Mende, Old English, Old Icelandic, Catalan, Livonian, Welsh, Old Russian, Azerbaijani, Altai, Uzbek, Abkhaz, etc. Back

7. The figures, mathematical signs and currency symbols can be used in rows, without gap. This variety is the best for tables, directories and spreadsheets. The glyphs concerned by this are: 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 + < = > ¬ ± * ÷ - * $ € ¢ £ ¥ # † ‡. Back

8. Some figures are wider than other (e.g. 1 and 0). The regular spacing of the TLF version can make ‘holes’ in the text (as in 1000). The correction of the spacing making this variety usefull mostly for texts entirely set in capitals (titling, for example). The corrections affect the same glyphs as in note 9. Back

9. X height is the classical name to talk about the height of lower case letters. The lower case figures fit better a line of lower case (they are big ‘breaks’ in the line), so they are generally used to set current texts (which are the most part of texts). The corrections affect the same glyphs as in note 7 and 8. Back

1. Pangrammes · Pangrams

2. Répartition des différentes versions · Distribution of the different versions

3. Alphabets de base latins, grecs et cyrilliques · Basic latin, greek, and cyrillic alphabets

4. Ligatures supplémentaires de la version pro expert · The supplementary ligatures of the pro expert version

5. Quelques signes exposants et indices · Some superiors and inferiors, in use

6. Fractions

7. Bas de casse latins supplémentaires de la version pro expert ·
Lower case supplementary letters of the pro expert version

8. Les signes cyrilliques supplémentaires de la version pro expert ·
The supplementary cyrillic letters of the pro expert version, in roman and italic

9. Les signes grecs supplémentaires de la version pro expert ·
The supplementary greek letters of the pro expert version

10. Ponctuation pour petites capitales · Punctuation for small capitals

11. Ponctuation pour capitales · Punctuation for upper case letters

12. Comparaison des italiques des caractères Fournier Monotype, Bonesana et Baskerville Monotype ·
Comparison between the italics of Fournier Monotype, Bonesana and Baskerville Monotype

13. Les différentes formes de chiffres du Bonesana · The figures of Bonesana

14. Capitales, petites capitales et bas de case · Upper case, small capitals and lower case

15. Capitales « éclairées » · Ornamented capitals

16. Italique cursif du Bonesana cyrillique · Cursive italic in cyrillic