Hommes et bêtes en Sursis.
Mise en page du livre Hommes et bêtes en sursis (deuxième édition mise à jour) du Dr Claude Jacquier. (Genève, Éditions du Tricorne, 2009, ISBN: 978–2–829–303–074, 15 x 23 cm, 288 p.)
«En 1833, Victor Duclaux écrivait dans Le monde des fraudeurs:“Nos concitoyens ont appris […] qu’on mettait de la strychnine dans la bière, de la litharge dans le vin, du suif dans le beurre, du plâtre dans la farine, du cuivre dans le pain, du plomb dans les crevettes et de l’arsenic dans les conserves alimentaires.” Depuis, les temps ont changé: les fraudeurs ont été condamnés, les gouvernements et les organisations internationales contrôlent mieux les normes sanitaires, les grandes maladies transmissibles d’antan ont été vaincues et notre espérance de vie augmente d’un trimestre chaque année… Alors, direz-vous, pourquoi ce titre pessimiste du nouveau livre de Claude Jacquier, Hommes et bêtes en sursis? L’auteur s’en explique d’emblée: parce que, depuis, “des maladies que l’on croyait éliminées réapparaissent […], des maladies de civilisation sont à leur tour apparues […] notre environnement est malade…” Il se propose donc de faire l’inventaire des agressions subies par cet environnement et de dresser le bilan de leurs conséquences sur la santé publique. Il y réussit fort bien. Se référant à une solide documentation, Claude Jacquier aborde successivement les problèmes de l’hyper productivité, de la surexploitation de la nature, de la disparition de la biodiversité ou de l’émergence imprévue de nouvelles maladies animales et zoonoses. Il analyse bien les causes et mécanismes de ces dérives, évoque quelques solutions possibles et termine tout de même sur une note d’espoir: “Dans l’état chaotique du monde actuel, nous croyons cependant discerner une lueur d’espoir dans une nouvelle prise de conscience née de l’Appel de Paris en janvier 2007…”» (Jean Blancou, Directeur général honoraire de l’Office international des épizooties)